Mercredi 30 mars 2011 à 18:26



Laisser les autres partir avant soi.
Laisser la vie quitter leur corps.
Rester ici bas, seul face au souvenir.
Souvenir qui s'évanouit,
D'années en années...
Rester avec ces images.
Ces bons et mauvais souvenirs partagés,
Ces histoires de vie,
Celles qui s'estompent,
Petit à petit, comme la vie.
Cette vie, cette existence,
Remplacée jour après jour
Par la jeunesse que nous sommes.
Vie qui devient collective,
Transmissible et donc éternelle.

J'en ai marre de les voir partir.

"Veux tu apprendre bien a vivre?
Apprend d'abord a bien mourir..."
Confusius



Publié par my.dream

Elle et Moi

Samedi 26 mars 2011 à 10:05

Parce qu'aimer, c'est faire la pute payée en tendresse...

Publié par my.dream

Mardi 7 décembre 2010 à 0:39



Je vagabonde seule. Une rue, puis une autre, encore et encore... Les pas, au hasard, les uns après les autres. Les lumières trop fortes malgré la nuit. Les gens dans la rue. Ne pas les regarder. Ou plutôt faire comme s'ils n'étaient pas là. Rues faussement désertes. Musique entraînante, tympans qui vibrent, les pieds frappent le sol. J'avance. J'avance... Sans savoir ou je vais. Sans savoir ou cela m'emmènera. Le hasard me porte devant chez toi. La cloche résonne alors que mon coeur se brise et répend sa colère sur les pavés glacés. La tête relevée, je m'aperçois sans m'arrêter que les lumières de ton appartement sont éteintes. J'aurai tout de même continué ma route s'il en avait été autrement... J'avance. Au rythme des basses accompagnant les battements de mon muscle cardiaque fatigué. J'avance. Alors que mon entorse se réveille. J'avance. Alors que mes hanches sont désarticulées. J'avance. Alors que les heures passent. J'avance, laissant la tristesse prendre la place de la colère. Enfin.
J'ai résisté.
 
Je connais ma ville à présent.
Je n'ai plus peur...

 
My.dream

 


Publié par my.dream

Entre réalité et fiction

Lundi 14 juin 2010 à 1:39

Je me bourre d'euphytose pour dormir, parce que j'ai pas le temps d'aller voir un médecin. Mes cauchemars ont empiré ces dernières semaines. Je ne regarde plus l'heure sinon je fais des crises d'angoisses. En fait j'essaie d'en faire le moins possible parce qu'il y a trop de chose qui provoquent ca. Ma mère pense que je fait une dépression. Le moment le plus intéressant de la journée est celui ou je fais a manger. Au moins là, pas de crises. J'ai l'impression que ma vie est un fiasco. J'arrive à rien. Je ne me bas plus. Oui, je crois que je baisse les bras. Je ne suis qu'un déchet honteux sur cette terre. Les gens me parlent, mais je ne suis pas sure d'y trouver de l'intérêt. Les personnes intéressantes ne sont plus là. Je regarde par la fenêtre, et quelque soit le temps, j'ai pas envie de sortir. Je m'endors avec les dessins animés tellement mon sommeil m'effraie. J'ai cet énorme vide dans la poitrine, un truc béant, un truc bizarre, un truc que personne veut remplir. J'ai pleuré, enfin, grâce à Maman... Je me suis déchargé de tout ça. Et elle a appelé le lendemain matin, histoire de voir si j'étais toujours vivante. Je suis pas suicidaire. Je suis juste fatiguée. Et seule...

Publié par my.dream

Fiction

Jeudi 10 juin 2010 à 16:58



Nice.
Des potes qui balancent ça.
De but en blanc.
"Et si on y allait?
Et si on faisait notre master la bas?
On part tous les trois."
La mer.
Les palmiers.
Le sud.
Nice.
Comme des trucs bizarres.
La au creux du ventre.
Ils sont fous?
Oui, ils sont fous.
Pourtant il y a ce qu'on veut la bas.
Nice.
Comme ça.
Et pourquoi pas?
Après tout...


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Publié par my.dream

Délires et pubs

Mercredi 9 juin 2010 à 20:38

Juste parce qu'elle est belle.
Juste parce qu'elle me donne des frissons.
Et ce depuis déjà quelques années... <3


 

Publié par my.dream

Elle et Moi

Samedi 5 juin 2010 à 0:41


C'est ma troisième bière à la main que je vous parle.
Même Californication m'a foutu un coup de blues,
Finissant par une réplique sur l'amour fumeuse.
J'ai les yeux qui pleurent à cause des allergies,
On pourrait confondre avec la tristesse qui coule
De mes prunelles qui se noient dans le desepoir.
Ca ferait le même effet visuellement, au final...
Je fume cigarette sur cigarette, encore et encore.
Mais le réel problème, c'est que je suis seule...
Et ils parlent de "tuer un patient" dans scrubs.
Mais qu'est ce qu'on se fait chier...
Je crois que je vais finir le pack,
Histoire de dormir avant 4 heure du mat'.
Mais non je rigole!!!

Publié par my.dream

Entre réalité et fiction

Samedi 29 mai 2010 à 0:28


Sois sage, ô ma douleur, et tiens toi plus tranquille!
[Charles Baudelaire]


Publié par my.dream

Entre réalité et fiction

Vendredi 28 mai 2010 à 1:08

Je vais me coucher avec cette boule au ventre.
Mes yeux ne veulent plus se fermer.
La lumière doit rester allumée.
Les intestins qui remuent dans tous les sens.
Ce coeur qui bondit de douleur.
Se rendre compte qu'on est le seul a souffrir.
Que la décision prise ne fait pas tant de mal
Que ca a celui qui nous écoute.
Se souvenir que quand on y tient on retient.
Penser à demain qui sera encore plus dur.
Sentir qu'on vient d'arracher une partie de soi même.
Sentir cette partie absente en nous.
Cet espace désespérément vide.
Se demander si on s'en remettra.
Avoir envie de pleurer de s'être mutilé ainsi.
Tenter d'oublier, dans un sommeil lourd et profond,
La déchirure de l'esprit qui s'est faite en un soir...

Publié par my.dream

Elle et Moi

Mercredi 26 mai 2010 à 0:55



 
Il y a eu les chars. Il y a eu les amis. Il y a eu les retrouvailles. Mais pas seulement.

Il y a eu la salade de pomme de terre de mamie, les pieds nus dans l'herbe, le son des grillons la nuit, le petit crapaud sur la terrasse, les amis à la maison, les mains qui massent le meilleur pote, le sommeil dans le lit de princesse, les nouvelles rencontres, l'ennui la journée, l'odeur chaude de l'adoucissant qui sort du sèche linge à la nuit tombée, la lune éclatante dans le ciel d'encre, les lampadaires éteints à onze heures, l'herbe dans le décolleté, les chatouilles qui n'en finissent plus, la main qui glisse doucement dans les cheveux, le soleil de plomb insupportable, les ampoules ou les coupures sous les pieds, le chant du coq au levé du jour, ou les cris des oies en pleine nuit, la douche brulante, fenêtre ouverte et musique à fond, les moments de folie à danser sur la terrasse, un week end de complicité entre amis, la présence de l'autre qui réchauffe, les grands bras chaleureux qui réconfortent, les confettis qui vole dans la ville, la folie sur les trottoirs, les musiques et les danses, les fanfares et les costumes, le parc des marronniers, ou encore de la mairie, les drapeaux, les banderoles, les ballons, l'hélium, la voix bizarre, les rires, les regards, l'ombre des arbres, s'allonger dans l'herbe, regarder le ciel à travers les feuilles, la tendresse retenue, encore les retrouvailles, les déclarations d'amitié aussi fortes que l'amour, et puis l'apéro, les baisers volés, les confessions entre amies, les caps ou pas cap, l'odeur du barbecue, le coeur qui se serre, les yeux qui papillonnent, les carbos de Papa, les sous entendus implicites, la provocation, la route interminable au soleil, la plage, les galets qui font mal au xpieds, les immeubles le long de la plage, rammstein, le retour plus doux et agréable, encore une nuit, des papouilles, le sentiment de ne pas s'être senti aussi bien depuis longtemps, retour à la réalité, chacun se sépare et rentre chez soi.

Je n'oublierai pas, cette émotion, ce bien être, ces déclarations, cet amour qu'on se porte, le fait de sentir le regard des gens sur soi alors qu'ils n'ont pas à regarder, ce soleil trop chaud sur ma peau, cette fête dans nos têtes, et chaque mot que j'ai prononcé pour leur dire que je les aime par dessus tout.

On peut tout vous enlever, mais pas le souvenir de ces sensations qui vous prennent au ventre, de cet instant précis ou vous êtes face à cette personne pour qui vous donneriez votre vie et à qui vous dites "mon ami, je t'aime profondément et sincèrement", de ce moment ou vous voyez dans son regard la réciprocité de ces sentiments, et ou le silence ne vous gêne pas. Cette minute, ou muet par la confidence, on vous sert tellement fort que vous vous rappelez à quel point vous êtes en vie.

Gardez ça bien au fond de vos tripes. Personne ne peut vous l'arracher...


Publié par my.dream

Elle et Moi

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